Cradle of Filth – Une Bible de Décadence et de Ténèbres (Tome II)

VI – Midian (suite et fin)

 

L’horreur

L’horreur en tant que loisir est un concept vieux comme le monde, on le voit dans Beowulf ou dans la Bible par exemple, mais ce n’est qu’au XXe siècle qu’elle est vraiment devenue un genre à part entière, bien que régulièrement taxée de n’être rien de plus qu’une exploitation sadique. Ce chapitre passe en revue un siècle d’horreur en tant qu’art en prenant le point de vue de ses plus grands créateurs dont les monstres ont souvent eu une vie à part entière, comme les fans de Cradle of Filth en attestent.

 

VII – Damnation and a Day

 

Satanisme

 

Dans la mesure où nous baignons dans une culture judéo-chrétienne, le Satanisme est la contre-culture par excellence, mais une contre-culture mal comprise et régulièrement pervertie. Ce chapitre explique le développement authentique du Satanisme, à la fois en tant que philosophie obscure et que phénomène de culture pop, et montre son influence parfois violente sur notre société moderne et sur l’art, via des groupes tels que Cradle of Filth.

 

VIII – Nymphetamine

 

Sexe et drogues

 

Le sexe et les drogues font partie des principales préoccupations de notre monde moderne mais accompagnent l’Homme depuis la nuit des temps – tour à tour aide à l’éveil spirituel et cible des tabous religieux – avant de devenir exclusivement à but récréationnel. Ce chapitre met en évidence cette évolution en se concentrant plus particulièrement sur leur association avec le rock’n’roll pour former la trinité impie de la Décadence moderne.

 

IX – Harder, Darker, Faster

 

Arockalypse Now

 

Le heavy metal a été le médium de notre culture le moins apprécié depuis sa naissance il y a quarante ans, mais ces dernières années, il connait un retour en grâce chez les critiques. Ce chapitre analyse cette évolution et ses effets, particulièrement sur la longue carrière de Cradle of Filth, la relation entre ce genre de groupes et notre société surtout depuis les attentats du 11 septembre.

 

X – Godspeed on the Devil’s Thunder

 

Les arts sombres

 

La question que l’on pose souvent, et à laquelle on répond souvent de manière peu satisfaisante dans le domaine de l’occulte et de la magie noire est : « est-ce que ça marche ? » En remontant jusqu’aux rituels magiques médiévaux, ce chapitre illustre clairement la théorie et le but des arts sombres, évoque des sorciers modernes notoires et se clôt sur une illustration des arts sombres en contexte en adoptant un point de vue occulte sur la carrière de Cradle of Filth.

 

Extrait :

« Le champignon typique des contes de fées, avec son chapeau rouge et ses points blancs, est l’amanite tue-mouches ou Amanite muscaria, un puissant champignon hallucinogène qui était utilisé par les chamans et d’autres figures religieuses en Sibérie, en Amérique du Nord et dans d’autres parties du monde depuis des siècles, peut-être des millénaires », m’a dit Richard Rudgley. « Il est possible qu’elle apparaisse encore dans les contes traditionnels comme une sorte de souvenir pour les gens du pouvoir hallucinogène de ce champignon particulier. » Certains ont même suggéré que les effets de ce champignon particulier ont inspiré les contes de géants et de nains. « Les deux effets auxquels vous faites référence sont souvent appelés “microscopie” et “macroscopie” m’a dit Richard, « ce qui veut dire qu’on voit les choses plus grandes ou plus petites qu’elles ne le sont. Les nains, les elfes et les créatures dans ce genre sont souvent perçus sous l’influence de l’amanite tue-mouches, et ceci pourrait prouver la proportion de notre tradition folklorique qui a un lien avec la drogue. » Un autre personnage familier des contes de fées est la sorcière, et une fois de plus les drogues peuvent fournir le lien manquant entre les pages des contes pour enfants et les expériences authentiques de nos ancêtres. La sorcellerie reste l’un des sujets les plus controversés de notre Histoire. Alors que des dizaines, peut-être des centaines ou des milliers de gens ont été exécutés parce qu’étant soi-disant des sorcières,de nombreux historiens sceptiques considèrent tout ce passage historique comme n’étant rien d’autre qu’un horrible exemple d’hystérie collective. La plupart de ce que nous savons sur la sorcellerie historique est sous la forme de « confessions », presque exclusivement obtenues sous la torture. En sachant cela, toutes les « sorcières » de l’Histoire, auraient très bien pu être des lunatiques solitaires, d’innocents malchanceux, disant simplement ce qu’ils pensaient que leurs bourreaux chrétiens voulaient entendre. La seule preuve concrète de l’existence d’un culte de sorcière qui ait existé en dehors de l’imagination tordue des chasseurs de sorcières chrétiens se trouve dans les contenus des chaudrons des clans de sorcières.

(…)

« Les sorcières du Moyen Âge et celles d’avant – et plus tard durant la Renaissance – utilisaient des drogues psychotropes », m’a dit Rudgley. «Nous savons cela parce que certaines de leurs recettes ont survécu. Ce qui est particulièrement intéressant à propos de l’utilisation des plantes hallucinogènes par les sorcières est qu’elles en obtenaient une sorte de pâte avec laquelle elles se frictionnaient le corps. Les différentes substances qu’elles combinaient – et la nature mortelle de certaines de ces substances – suggère clairement qu’elles en savaient beaucoup sur la façon de préparer ce genre de choses. Cela indique une tradition de chimie et de botanique traditionnelle qui devait être assez avancée. » Une espèce de culte underground devait être en place pour permettre aux sorcières d’échanger leur savoir sur leurs lotions et leurs potions, qui si elles étaient mal préparées, pouvaient être mortellement toxiques.

 

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