HELLBENT FOR LEATHER: Confessions d’un accro au Heavy Metal

S’il fallait comparer Seb Hunter à un écrivain plus connu et reconnu, ce serait certainement à Nick Hornby ; Seb Hunter est une sorte de Nick Hornby Heavy Metal. Son livre relate son adolescence, ses ras-le-bol, ses galères et ses bons moments en parallèle avec sa découverte du Heavy Metal et du Glam Metal. Chaque moment clé de sa vie est associé à un groupe, à une chanson ou à un album en particulier. Son livre, sorte de guide du Heavy Metal pour les nuls, est écrit avec un second degré, une ironie et la modestie nécessaire à quelqu’un qui écrit ses mémoires alors qu’il n’est pas connu. Il se dégage de cette tranche de vie une sincérité qui fera sans doute mouche auprès de tous les fans de Heavy Metal qui ont un jour fait du air guitar tout seul dans leur chambre… ce qui doit faire pas mal de monde.

Si vous pensez que la musique peut changer la vie, alors ce livre est définitivement pour vous.

Extrait :

Le batteur s’appelait James et le chanteur Jez. Ils sont arrivés peu après moi et ils ont tout de suite commencé àdécharger leur matériel dans l’allée ; je me suis paralysé. Ils portaient tous deux des pantalons en Spandex et avaient des nuques longues impressionnantes. L’un d’eux portait un Spandex jaune et noir effet peau de léopard, et l’autre un noir et blanc à rayures. Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi cool en vrai avant. On était dans le même groupe ! Je nageais dans la honte en les regardant. Mes cheveux étaient volumineux et ébouriffés, plutôt Eraserhead que Motörhead, et ma voix n’avait toujours pas mué. Ces deux gars avaient deux voix douces du Hampshire qui leur donnaient un côté chaleureux et sincère. Je savais que j’avais l’air d’un con. Je me disais que ma guitare allait devoir parler à ma place.

Ils étaient amicaux et charismatiques et j’étais pathétiquement en admiration. Je souriais à tout ce qu’ils disaient comme un idiot. Je devais me retenir physiquement de m’évanouir quand ils traversaient la maison avec leurs grosses baskets. Mais je savais que j’avais quelques trucs de plus qu’eux. Le fait que la majorité de notre équipement appartenait à mon père en était un. À cette époque, je me trouvais plutôt pas mal et même pas mauvais du tout avec la sangle en vinyle blanc sur l’épaule. Les chansons que j’avais écrites comprenaient des changements d’accords barrés incroyablement rapides, et quand je les ai jouées à un volume à faire saigner les oreilles dans la véranda, j’ai senti le sang me monter aux joues. Même si on était à chier, je pouvais au moins faire ça.

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Un tas de petites critiques écrites par des lecteurs à lire ici. (En anglais.)

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